Les médecins de la province du Sud-Ubangi ont entamé, ce mercredi 24 juin 2026, un mouvement de grève sèche sur l'ensemble du territoire provincial.
La décision a été confirmée par le Syndicat national des médecins (SYNAMED) Sud-Ubangi, qui dénonce le non-respect par le gouvernement de plusieurs engagements pris à l'égard du corps médical.
Selon le docteur Christian Makashinga, secrétaire exécutif provincial adjoint du SYNAMED chargé de l'administration et de la documentation, les médecins réclament notamment le paiement de six mois d'arriérés de la prime complémentaire, l'intégration effective de certaines primes, l'alignement de nouveaux médecins à la prime de risque ainsi que l'amélioration des conditions administratives et professionnelles de plusieurs praticiens.
« Depuis le mois de décembre jusqu'à ce jour, les arriérés s'accumulent. L'État congolais n'arrive pas à honorer ses promesses », a-t-il déclaré.
Le syndicat précise que le mouvement de grève est organisé sous la forme d'une « polarisation des urgences ». Concrètement, seuls les médecins directeurs d'hôpitaux et les médecins chefs de services assureront la prise en charge des cas urgents, tandis que les autres praticiens observeront le mot d'ordre de grève.
Pour les responsables du SYNAMED, cette action s'inscrit dans un mouvement national visant à interpeller les autorités sur la situation des professionnels de santé à travers le pays.
Les médecins estiment que les engagements pris en leur faveur tardent à être concrétisés malgré plusieurs discussions avec les autorités compétentes. Ils affirment que leur patience a atteint ses limites et appellent le gouvernement à réagir rapidement afin d'éviter une paralysie prolongée du secteur sanitaire.
Le mouvement a été décrété pour une durée indéterminée. Les grévistes préviennent que si aucune solution n'est trouvée dans les prochains jours, des mesures plus radicales pourraient être envisagées.
Cette situation suscite déjà des inquiétudes au sein de la population, alors que plusieurs structures sanitaires de la province fonctionnent désormais au ralenti dans un contexte où les besoins en soins de santé restent importants.
Souleymane Nvenimbi
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