Une affaire foncière impliquant des proches de Vital Kamerhe et de Jean-Marc Kabund alimente les débats en République démocratique du Congo sur le respect des procédures judiciaires et les limites entre pouvoir politique et justice.
Selon des proches de la famille Kamerhe, une parcelle acquise au nom de leur fille, Daïda Mpiana, disposerait d'un certificat d'enregistrement devenu définitif au regard du droit congolais. Ils affirment que, durant l'incarcération de Vital Kamerhe jadis, une partie de cette propriété aurait été occupée par l'épouse de Jean-Marc Kabund.
Les mêmes sources soutiennent qu'un contentieux judiciaire aurait ensuite été engagé autour de cette parcelle et que la famille Kamerhe aurait contesté certaines décisions en appel.
Elles ajoutent que, alors que cette procédure était toujours pendante, une maison construite sur le terrain aurait été démolie, contraignant son occupant à quitter les lieux.

Ces dernières heures, des publications sur les réseaux sociaux ont présenté l'interpellation de la première épouse de Jean-Marc Kabund comme une arrestation à caractère politique.
Toutefois, selon les informations disponibles, cette présentation ne correspondrait pas aux faits avancés. L'intéressée aurait été interpellée puis relâchée ce jeudi dans le cadre de ce litige foncier opposant les deux parties. À ce stade, rien n'indique officiellement que cette procédure soit liée au pouvoir en place.
D'après les informations communiquées par des proches de la famille Kamerhe, l'épouse de Jean-Marc Kabund fait notamment l'objet de poursuites pour des faits présumés de destruction méchante, parmi d'autres chefs d'accusation. Aucune décision définitive n'a encore été rendue par la justice, et les personnes concernées bénéficient de la présomption d'innocence.
Cette affaire relance les interrogations sur le respect de l'État de droit, notamment en matière de règlement des litiges fonciers. En droit congolais, il appartient aux juridictions compétentes de trancher les différends de propriété, toute responsabilité civile ou pénale devant être établie dans le respect des procédures judiciaires.
Abdoul Madjid Koyakele
Commentaires (0)
Soyez le premier à commenter cet article.
Laisser un commentaire