L'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) a rejeté les conclusions du rapport publié par Human Rights Watch concernant les incidents survenus lors du sit-in de l'opposition organisé le 12 juin 2026. Dans un communiqué rendu public ce dimanche 12 juillet, le parti présidentiel conteste les accusations formulées à son encontre et appelle l'organisation à transmettre ses preuves à la justice congolaise.
L'UDPS dément avoir mandaté des membres de la Force du Progrès pour perturber la manifestation de l'opposition. Le parti estime que les conclusions de Human Rights Watch reposent essentiellement sur des témoignages issus de l'opposition politique.
Selon le communiqué, les responsables de l'UDPS n'auraient pas été auditionnés durant les investigations menées par l'organisation de défense des droits humains, ce qui, selon le parti, remettrait en question l'équilibre de l'enquête.
Le parti demande également à Human Rights Watch de communiquer aux autorités judiciaires les éléments permettant d'identifier les sept personnes mentionnées dans le rapport. L'objectif affiché est de permettre à la justice de poursuivre les investigations et d'établir les responsabilités sur la base de preuves vérifiables.
L'UDPS réaffirme, par ailleurs, son attachement à la non-violence, au respect des droits humains et à l'État de droit. Elle indique se réserver le droit d'engager des poursuites judiciaires contre toute personne ou organisation qui diffuserait, selon elle, des allégations inexactes ou diffamatoires.
Cette réaction intervient alors que le rapport de Human Rights Watch continue d'alimenter le débat politique en République démocratique du Congo autour des violences survenues lors du sit-in de l'opposition du 12 juin dernier.
Abdoul Madjid Koyakele
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