La tension politique monte d’un cran en République démocratique du Congo à l’approche de la marche annoncée par la plateforme C64. L’opposant congolais Martin Fayulu a dénoncé les arrestations visant certains membres de cette structure et exige la libération immédiate des militants interpellés.
Dans une déclaration rendue publique, le président de Martin Fayulu appelle les services de l’Agence nationale de renseignements (ANR) à mettre fin à ce qu’il qualifie de « harcèlement » contre les membres de la C64 mobilisés dans plusieurs provinces du pays.
Selon l’opposant, les interpellations enregistrées ces derniers jours constituent une atteinte aux libertés publiques et viseraient à empêcher l’organisation de la manifestation prévue le 22 juillet.
Martin Fayulu réclame notamment la libération sans délai d’Elie Mputu et de Michaël Bope, deux membres de la C64 arrêtés à Kananga, dans la province du Kasaï-Central.
Cette prise de position intervient dans un climat politique déjà marqué par de fortes tensions entre l’opposition et le pouvoir. La C64 entend maintenir sa mobilisation autour de ses revendications, tandis que les autorités sont attendues sur la gestion de cette situation afin d’éviter une escalade.
À quelques jours de la date annoncée pour la marche, les regards restent tournés vers l’évolution de la situation sur le terrain et les éventuelles réponses des autorités congolaises face aux accusations portées par l’opposition.
Abdoul Madjid Koyakele
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