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Ebola au Sud-Kivu : pourquoi deux centres de traitement sont installés malgré l'absence de cas actifs

Ebola au Sud-Kivu : pourquoi deux centres de traitement sont installés malgré l'absence de cas actifs

Alors qu'aucun cas actif d'Ebola n'est actuellement enregistré au Sud-Kivu, Médecins Sans Frontières (MSF) a annoncé la mise en place de deux centres de traitement dans la province afin de renforcer la préparation et la riposte contre l'épidémie déclarée le 15 mai 2026 en République démocratique du Congo.

Selon les informations publiées par ACTUALITE.CD, cette mesure vise à anticiper une éventuelle résurgence du virus dans une région où les autorités sanitaires restent en état d'alerte.

Le Sud-Kivu avait enregistré son premier cas confirmé le 21 mai dans la zone de santé de Miti-Murhesa. Le patient était décédé quelques jours après son admission au centre de traitement de Lwiro, poussant les autorités à renforcer rapidement les dispositifs de surveillance.

Même si la province ne compte plus de cas actifs, plusieurs mesures de prévention restent appliquées. À Kazingo, principal point d'entrée de la ville de Bukavu, des postes de contrôle sanitaire continuent de fonctionner avec des dispositifs de lavage des mains et de contrôle systématique de la température des voyageurs.

Dans un communiqué publié ce 20 juillet, MSF indique poursuivre ses activités médicales dans plusieurs zones de santé du Sud-Kivu tout en maintenant sa capacité de réponse contre Ebola.

L'organisation humanitaire rappelle toutefois que cette épidémie s'ajoute à d'autres crises sanitaires qui continuent de fragiliser la province. Le paludisme, le choléra, la rougeole, la malnutrition ainsi que les violences sexuelles figurent parmi les principales urgences auxquelles les structures sanitaires doivent faire face.

MSF souligne également que l'insécurité persistante complique considérablement l'accès aux soins. Les affrontements dans plusieurs territoires entraînent régulièrement l'arrivée de blessés dans des hôpitaux déjà confrontés à une forte pression.

À Minova et Numbi, les équipes de l'organisation soutiennent les hôpitaux de référence dans les services de chirurgie, des soins intensifs, de maternité, de néonatologie et de pédiatrie, notamment pour la prise en charge de la malnutrition aiguë.

À Bunyakiri, dans le territoire de Kalehe, MSF poursuit également son appui à l'hôpital général de référence, au centre hospitalier de Bitale ainsi qu'à quatre centres de santé où sont assurés des soins d'urgence, des interventions chirurgicales et des soins maternels.

À Bukavu, l'organisation participe parallèlement à la lutte contre le choléra grâce à un centre spécialisé destiné à assurer une prise en charge rapide des malades.

À travers ces dispositifs, Médecins Sans Frontières affirme vouloir maintenir une capacité d'intervention rapide non seulement au Sud-Kivu, mais aussi au Maniema et dans d'autres provinces de la RDC, où ses équipes restent mobilisées pour détecter les alertes sanitaires et répondre aux épidémies avant qu'elles ne prennent de l'ampleur.

Abdoul Madjid Koyakele

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