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Sud-Ubangi : Augustin Mokata dénonce une « cabale politico-judiciaire » après sa remise en liberté

Sud-Ubangi : Augustin Mokata dénonce une « cabale politico-judiciaire » après sa remise en liberté

Le Directeur de cabinet du ministère provincial de l'Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, Jeunesse, Sports et Loisirs du Sud-Ubangi, Augustin Mokata, a recouvré sa liberté ce vendredi 24 juillet 2026, après avoir passé près de 48 heures entre les mains du parquet général près la Cour d'appel du Sud-Ubangi. Contacter par notre Rédaction, son interpellation faisait suite à une procédure judiciaire liée à de graves allégations, notamment de viol sur mineure, de provocation à un avortement forcé et de menaces de mort.

Cette affaire, largement relayée sur les réseaux sociaux et dans plusieurs médias, avait suscité une vive émotion au sein de l'opinion publique en raison de la gravité des faits évoqués. Toutefois, à l'issue de son audition, Augustin Mokata a été remis en liberté. Les autorités judiciaires n'ont, à ce stade, pas communiqué officiellement sur les motivations de cette décision ni sur la suite de la procédure.

À sa sortie, le collaborateur du gouvernement provincial a rejeté avec fermeté l'ensemble des accusations portées contre lui. Il affirme n'avoir jamais commis les faits qui lui sont reprochés et soutient que cette affaire repose sur une mauvaise interprétation d'une assignation judiciaire.

« J'ai été arrêté pour une affaire qui m'avait été faussement attribuée dans le but de nuire à ma personne. Je remercie Dieu, parce que les plans de mes ennemis et de mes adversaires politiques ont échoué. Toutes les accusations portées contre ma personne, telles que relayées sur les réseaux sociaux et ailleurs, sont fausses. Je n'ai jamais violé une fille mineure et encore moins provoqué un quelconque avortement. C'est juste une assignation mal interprétée par la force du mal », a-t-il déclaré.

En effet, Augustin Mokata estime que son interpellation s'inscrit dans un contexte de tensions politiques au Sud-Ubangi. Selon lui, certaines personnes auraient cherché à exploiter cette affaire pour ternir son image et porter atteinte à sa réputation. Il parle d'une « cabale politico-judiciaire » destinée à compromettre son engagement au sein de l'administration provinciale.

L'intéressé affirme également que les informations diffusées sur les réseaux sociaux ne reflètent pas la réalité du dossier. À ses yeux, plusieurs publications auraient contribué à alimenter une campagne de désinformation avant même que la justice ne se prononce sur les faits.

« La vérité finit toujours par triompher. Je ne suis plus dans un état d'arrestation, j'ai recouvré ma liberté. Je demeure serein et confiant, car ma conscience est tranquille. Ceux qui ont orchestré cette machination devront désormais répondre devant l'histoire et, le cas échéant, devant les juridictions compétentes », a-t-il poursuivi.

Cependant, sa remise en liberté ne signifie pas nécessairement la clôture définitive de la procédure judiciaire. En droit congolais, une personne peut être remise en liberté tout en restant concernée par une enquête ou une instruction. À ce stade, aucune décision judiciaire définitive n'a été rendue sur le fond des accusations initialement portées contre lui.

Cette précision est importante dans une affaire qui continue de susciter l'intérêt de l'opinion publique. Les autorités judiciaires pourraient, le cas échéant, poursuivre leurs investigations si elles estiment que des éléments complémentaires doivent être examinés.

Par ailleurs, Augustin Mokata a tenu à remercier les nombreuses personnes qui lui ont exprimé leur soutien durant cette période. Il a salué la confiance de ses proches, de ses collaborateurs et de ceux qui, selon lui, ont choisi d'attendre les conclusions de la justice avant de se prononcer.

« Je remercie toutes celles et tous ceux qui ont cru en mon innocence et qui n'ont jamais cédé à la manipulation. Cette épreuve me rend plus fort et plus déterminé à poursuivre ma mission au service de la province », a déclaré le Directeur de cabinet.

Au-delà de son cas personnel, cette affaire relance le débat sur le traitement des dossiers sensibles mêlant justice, politique et communication sur les réseaux sociaux. Plusieurs observateurs rappellent la nécessité de respecter la présomption d'innocence tout en permettant à la justice de mener son travail en toute indépendance, particulièrement lorsque les faits allégués sont d'une extrême gravité.

Il sied de rappeler que les accusations de viol, de violences sexuelles ou d'atteinte à l'intégrité physique constituent des infractions graves prévues et réprimées par la législation congolaise. Leur examen relève exclusivement des juridictions compétentes, appelées à établir les responsabilités sur la base des preuves recueillies au cours de la procédure.

Pour l'heure, Augustin Mokata assure vouloir poursuivre ses activités au sein de l'administration provinciale. Il n'exclut pas d'engager, à son tour, des actions judiciaires contre les personnes qu'il accuse d'avoir porté atteinte à son honneur en diffusant ce qu'il qualifie de fausses informations.

La Rédaction 

 

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