Une opération de déminage conduite le lundi 27 juillet 2026 dans le secteur de Ruwenzori, en territoire de Beni (Nord-Kivu), a permis de neutraliser sept engins explosifs qui représentaient un danger pour les populations civiles. L'intervention s'est déroulée dans la cité de Mutwanga et le village de Nzenga, deux localités régulièrement confrontées aux conséquences de l'insécurité qui sévit dans cette partie de l'est de la République démocratique du Congo.
Selon les informations relayées par Legon News, cette mission a été menée par le Service de la lutte antimines des Nations unies (UNMAS) en partenariat avec AFRILAM. L'objectif était de localiser, sécuriser et neutraliser les engins explosifs abandonnés dans des zones fréquentées par les habitants, afin de réduire les risques d'accidents et de préserver la sécurité des communautés locales.
D'après Mambo Kasereka Kalungo, point focal de la protection civile du groupement Bolema, un premier engin explosif a été découvert dans l'enceinte de la paroisse Saints Paul et Pierre de l'Église catholique de Mutwanga. La présence d'un tel engin dans un lieu de culte fréquenté quotidiennement par des fidèles constituait une menace importante, notamment pour les enfants, les responsables religieux et les habitants du secteur.
En effet, les équipes spécialisées ont poursuivi leurs recherches dans d'autres sites considérés comme sensibles. Six autres engins explosifs ont ainsi été localisés dans les installations de la Société Industrielle et Commerciale des Virunga (SICOVIR). Après identification, ces dispositifs ont été neutralisés dans le respect des procédures techniques prévues pour ce type d'opération.
Les travaux se sont déroulés sous la supervision des autorités administratives et militaires présentes dans la région. Des représentants de l'Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), de l'Église catholique ainsi que d'autres services concernés ont également assisté à cette intervention destinée à sécuriser les zones à risque.
Cette opération constitue une avancée importante pour la sécurité des populations locales. Depuis plusieurs années, la présence d'engins explosifs non explosés demeure l'une des conséquences les plus préoccupantes des conflits armés qui affectent le territoire de Beni. Ces dispositifs représentent un danger permanent pour les civils, notamment les agriculteurs, les éleveurs, les élèves et toutes les personnes appelées à fréquenter les zones rurales ou forestières.
Cependant, la mission de déminage est loin d'être terminée. Selon la protection civile, trois autres engins explosifs demeurent encore dans la région. L'un d'eux se trouve à Libokora, tandis que les deux autres ont été repérés à Kineambaghore, dans le groupement Malambo. Leur présence continue d'inquiéter les autorités locales, qui espèrent une nouvelle intervention des équipes spécialisées dans les meilleurs délais.
Face à cette situation, les services de protection civile appellent les habitants à faire preuve d'une vigilance permanente. Ils recommandent de ne jamais toucher ou déplacer un objet suspect, même lorsqu'il paraît inoffensif. Toute découverte d'un engin ou d'un objet pouvant présenter un risque doit être immédiatement signalée aux autorités compétentes afin de permettre une intervention rapide des spécialistes.
Par ailleurs, les acteurs de la société civile estiment que les opérations de déminage devraient être renforcées dans l'ensemble du territoire de Beni. Selon eux, plusieurs localités restent exposées à la présence de munitions non explosées, héritées des affrontements opposant les forces de sécurité aux groupes armés actifs dans la région. Ils plaident également pour une intensification des campagnes de sensibilisation afin d'informer davantage les populations sur les comportements à adopter face aux risques liés aux explosifs.
Il sied de rappeler que les opérations de déminage jouent un rôle essentiel dans la protection des populations civiles et dans le retour progressif à une vie normale dans les zones affectées par les conflits. En éliminant les engins explosifs abandonnés, elles contribuent non seulement à sauver des vies, mais aussi à faciliter la reprise des activités agricoles, scolaires, économiques et sociales dans les communautés concernées.
Abdoul Madjid Koyakele
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