La coordination provinciale des Forces Vives du Nord-Kivu met en garde contre l’utilisation de son identité dans des messages appelant à l’organisation d’une marche à Goma. Dans un communiqué rendu public à Beni le 30 juillet 2026, et relayé notamment par le média Legon News, cette structure de la société civile affirme ne pas être à l’origine de cette initiative attribuée à une plateforme se présentant sous l’appellation de « Société Civile Plurielle et Forces Vives du Nord-Kivu ».
Selon cette coordination, aucune décision n’a été prise par ses responsables pour organiser, soutenir ou parrainer une quelconque manifestation à Goma dans les conditions évoquées dans les messages actuellement diffusés. Elle appelle ainsi les habitants du Nord-Kivu à faire preuve de vigilance face aux informations qui circulent, particulièrement lorsqu’elles sont présentées comme provenant directement de ses structures.
En effet, la multiplication des messages diffusés sur les réseaux sociaux rend parfois difficile l’identification de leurs véritables auteurs. La coordination provinciale estime que l’utilisation de son nom sans autorisation peut induire la population en erreur et créer une confusion sur les positions officielles de la société civile provinciale.
Cette mise au point intervient dans un contexte particulièrement sensible dans la province du Nord-Kivu. Plusieurs zones restent confrontées aux conséquences des affrontements armés et de l’instabilité sécuritaire, tandis que les activités publiques et communautaires demeurent fortement affectées. Dans un tel environnement, un appel à manifestation attribué à tort à une organisation reconnue peut rapidement provoquer des réactions au sein de la population.
La coordination affirme également qu’aucun de ses représentants ne serait actuellement en mesure d’exercer librement ses activités dans les territoires placés sous le contrôle de l’AFC/M23. Elle invite par conséquent les habitants à ne pas considérer automatiquement comme authentiques les communiqués, déclarations ou appels à mobilisation diffusés depuis ces zones au nom des Forces Vives du Nord-Kivu.
Pour cette organisation, la question ne concerne donc pas uniquement la paternité d’un appel à la marche. Elle touche également à la crédibilité des structures de la société civile qui interviennent régulièrement sur les questions de sécurité, de droits humains et de protection des populations. Une communication attribuée à tort à une organisation connue peut, selon elle, compromettre la confiance établie avec les communautés locales et les différents partenaires.
Par ailleurs, la coordination provinciale appelle les professionnels des médias à renforcer la vérification des informations avant toute publication. Les responsables communautaires et les citoyens sont également invités à s’assurer de l’origine des communiqués avant de les partager sur les réseaux sociaux.
Cette recommandation intervient alors que les plateformes numériques occupent une place importante dans la circulation de l’information au Nord-Kivu. Les réseaux sociaux permettent de toucher rapidement un grand nombre de personnes, mais ils peuvent également favoriser la propagation de contenus dont l’origine ou l’authenticité n’est pas toujours établie.
La situation est d’autant plus délicate que plusieurs organisations et regroupements se présentent comme des représentants de la société civile ou des forces vives de la province. Cette diversité d’acteurs peut rendre difficile, pour le public, la distinction entre les structures officiellement reconnues et celles qui utilisent des appellations similaires.
Dans son communiqué, la coordination provinciale des Forces Vives réaffirme sa volonté de poursuivre ses activités en faveur des populations civiles. Elle entend notamment continuer son travail de sensibilisation, d’alerte et de défense des intérêts des communautés malgré les difficultés liées au contexte sécuritaire.
Cependant, elle insiste sur la nécessité de préserver l’indépendance et l’image des organisations de la société civile. Pour ses responsables, toute communication présentée comme une position officielle des Forces Vives doit pouvoir être vérifiée auprès des personnes habilitées à engager la coordination provinciale.
Il sied de rappeler que la vérification des sources demeure particulièrement importante dans les régions confrontées aux conflits armés. Dans ce contexte, la diffusion d’informations non vérifiées peut contribuer à alimenter la confusion et les tensions. La coordination des Forces Vives du Nord-Kivu recommande donc à la population, aux médias et aux responsables communautaires de privilégier les canaux officiels avant de relayer tout appel à mobilisation ou toute déclaration attribuée à son organisation.
Rédaction
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