La situation devient préoccupante pour plusieurs habitants du territoire d’Isangi, dans la province de la Tshopo. Certains agents des services de sécurité sont accusés d’imposer des taxes non autorisées à la population dans plusieurs zones du territoire.
L’alerte a été lancée ce lundi 3 août par le député provincial Trésor Limengo, élu d’Isangi, au terme de ses vacances parlementaires. Selon l’élu, ces pratiques toucheraient notamment les habitants qui se rendent dans leurs champs pour leurs activités agricoles.
D’après son témoignage livré au micro de Boyoma Révolution, même des éléments de la force navale seraient impliqués dans la perception de ces sommes auprès des cultivateurs. Il affirme que les personnes qui refusent de payer feraient parfois l’objet d’arrestations ou de mauvais traitements.
« Ceux qui s'y opposent sont arrêtés ou maltraités », a déclaré le député, appelant les autorités provinciales à intervenir afin de mettre un terme à ces pratiques.
En effet, pour l’élu d’Isangi, la multiplication de ces prélèvements constitue une charge supplémentaire pour une population qui dépend largement de l’agriculture. Il demande aux responsables compétents de rétablir l’ordre et de veiller à ce que seuls les prélèvements légalement établis soient exigés des habitants.
Par ailleurs, Trésor Limengo a appelé la population à ne pas céder face aux taxes qu’il qualifie d’illégales. Il estime que les habitants doivent connaître leurs droits et signaler les abus aux autorités compétentes.
Le député dénonce également les pratiques attribuées à certains agents de Transcom. Selon lui, des détenteurs de vélos seraient contraints de payer jusqu’à 10 000 francs congolais lorsqu’ils se rendent dans leurs champs.
Cette situation suscite des inquiétudes dans un territoire où les activités agricoles constituent une importante source de revenus pour de nombreuses familles. Des prélèvements répétés sur les déplacements des cultivateurs risquent, selon les acteurs locaux, d'alourdir davantage les difficultés économiques auxquelles sont confrontés les ménages.
Cependant, les accusations formulées par le député nécessitent des vérifications et des éclaircissements de la part des services concernés. Aucune réaction officielle des responsables de la force navale ou de Transcom n’a, à ce stade, été rapportée concernant ces allégations.
Il sied de rappeler que la perception des taxes et autres droits auprès de la population doit être encadrée par les lois et règlements en vigueur. Les autorités provinciales sont ainsi appelées à clarifier la situation et, le cas échéant, à prendre des mesures contre les agents qui se livreraient à des prélèvements non autorisés.
Abdoul Madjid Koyakele
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