Le conseil provincial de l’Union sacrée de la Nation (USN) au Sud-Ubangi a dénoncé, samedi 8 août 2026, ce qu’il considère comme des comportements contraires aux principes de fonctionnement de la plateforme présidentielle. Cette déclaration intervient dans un contexte de tensions entre plusieurs responsables fédéraux des partis membres de l’USN dans cette province.
Dans leur déclaration politique, les présidents fédéraux membres de l’Union sacrée accusent un groupe de cadres de ne pas respecter les textes qui régissent la plateforme ainsi que certaines dispositions de la Constitution de la République démocratique du Congo.
Selon eux, certains responsables seraient influencés par des intérêts politiques individuels et chercheraient à utiliser les structures de l’Union sacrée à des fins de positionnement politique. Ils estiment que cette situation risque de fragiliser la cohésion entre les différentes formations politiques qui composent la plateforme au niveau provincial.
Les signataires de la déclaration rappellent notamment le principe de libre administration des provinces consacré par la Constitution. Ils considèrent que les décisions concernant la gestion de la province doivent être prises dans le respect des institutions établies et des textes légaux en vigueur.
En effet, le conseil provincial met particulièrement en cause le président fédéral de l’UDPS-Tshisekedi au Sud-Ubangi, auquel il reproche notamment de se présenter comme président de l’Union sacrée dans la province avec certains de ses proches politiques.
Les responsables de l’USN lui reprochent également d’avoir pris position contre l’organisation de la journée nationale de Genocost, instituée par les autorités congolaises en mémoire des victimes des crimes commis en République démocratique du Congo. Selon leur déclaration, certains membres de ce groupe auraient appelé à une journée ville morte et envisagé une marche durant cette même journée pour protester contre la gestion de l’Union sacrée dans la province.
Le conseil provincial de la plateforme présidentielle estime que de telles initiatives risquent d'alimenter davantage les divisions politiques au sein du Sud-Ubangi. Il appelle ainsi les différents responsables des partis membres de l’USN à privilégier le dialogue, le respect des textes et la cohésion autour des institutions de la République.
Cependant, les accusations formulées dans cette déclaration relèvent de la position des présidents fédéraux signataires. Les personnes mises en cause n’ont pas, dans les éléments fournis, apporté leur version des faits.
À travers leur prise de position, les cadres de l’Union sacrée au Sud-Ubangi invitent également la population à faire preuve de vigilance et de discipline afin d’éviter toute escalade des tensions politiques. Ils réaffirment leur soutien aux institutions issues du pouvoir établi et appellent les militants des différentes formations membres de la plateforme à préserver l’unité.
Cette nouvelle controverse intervient alors que l’USN demeure la principale plateforme politique soutenant le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Dans les provinces, la coordination entre ses différentes composantes constitue un enjeu important pour maintenir une ligne politique commune et éviter les conflits de leadership.
Souleymane Nvenimbi
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